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*Il y a des jours où l'on se dit que l'on aurait mieux fait de ne pas aller dormir
Vous savez ce genre de nuits où vous faites ce rêve récurrent que vous n'avez justement pas envie de faire; ce genre de rêves qui insistent sur LE point que vous cherchez justement à effacer. Il est évident que le réveil n'est pas une échappatoire, soit parce que l'on n'arrive pas à se réveiller pour stopper le supplice, soit parce qu'une fois réveillé, ce rêve fait tellement d'allers retours dans nos cervelles que cela nous empêche de nous rendormir; parfois même, plus souvent que l'on pense, les deux se manifestent, comme pour dire « Amusons nous de ta souffrance ».
Alors on en arrive à ne plus vouloir dormir et on se met en quête de tous les moyens efficaces de lutter contre le sommeil. Mais ces moyens ne sont que des solutions à court terme, une fois les ressources épuisées, comment s'y prendre pour lutter?
Comment lutter contre quelque chose que le corps finit par réclamer de force? Notre faible condition physique d'être humain nous pousse à céder face à la demande pressante de notre organisme de sombrer dans un sommeil réparateur et profond. On redécouvre alors ce que l'expression « dormir comme un bébé » signifie. Mais il est encore une fois évident que ce repos n'est qu'un répit temporaire. On finit par refaire ce rêve et c'est la rechute dans le cycle de la lutte contre le sommeil...
C'est dans ces longues nuits de solitude où l'on fixe le plafond pendant des heures que l'on repense à tout ce que l'on a pu faire jusqu'à présent, que l'on essaye de déterminer le pourquoi d'un tel mal être. On finit par se relever, en trouvant quelque chose à faire, n'importe quoi qui puisse nous aider à penser à autre chose. On tombe sur la touche Suppr de son ordinateur, et on se dit que cela serait tellement plus simple d'être comme cette machine; de pouvoir tout effacer d'une seule touche. Ce n'est pas le cas.
Tandis que l'on essaye en vain de se sortir de la tête ces pensées plus que dérangeantes, notre vidéothèque se vide peu à peu au fil des jours, des cernes affreuses viennent creuser notre visage, tandis notre esprit continue de carburer comme un champion.
Ce cycle peut-il prendre fin un jour? Bien sûr, cela peut cependant être parfois bien plus long que l'on ne pourrait l'imaginer. C'est alors que l'on se met à regretter tout un tas de choses; on se met à pleurer, pas parce que ces choses nous rendent triste, mais de rage. On pleure parce que l'on se déteste, parce que l'on hait nos actes passés qui nous ont amené à une telle situation. On aimerait pouvoir tout faire disparaître et recommencer à zéro, mais ce n'est pas possible, et il faut désormais vivre avec cette conscience et tous les changements que cela a engendré...
On pleure, seul dans la nuit.
On pleure, on se déteste soi même
On pleure, comme pour dire « Putain mais quel con »
On pleure, en espérant un jour pouvoir tout changer...
Clip : Breaking Benjamin - Breath
Song : Dir en Grey - Ryoujoku no Ame ♪